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MessageSujet: trading   Sam 22 Nov - 1:05

El Mostafa Belkhayate : «Il faut intégrer le segment de l’or sur la place casablancaise»

Trader sur les marchés internationaux, qui s’est installé à Marrakech pour monter une équipe de recherche sur le trading et gérant d’un fonds or, Mansa Moussa, dont le total actif se chiffre à 1,25 milliard de dollars. Fervent adepte de l’analyse technique et graphique et président de l’Association marocaine des analystes techniques, El Mostafa Belkhayate commente le marché boursier et plaide pour l’intégration de l’or sur la place casablancaise.

ALM : Que pensez-vous de la bourse de Casablanca ?
El Mostafa Belkhayate : La bourse est entrée aujourd’hui dans une phase de correction qui a commencé depuis le début de l’année. C’est d’ailleurs une bonne chose : le marché s’est inscrit sur une tendance haussière depuis cinq ans, et de manière très forte, et maintenant il respire. Mais cela ne veut pas dire que le marché va se replier. La tendance a baissé pour corriger en quelque sorte la très forte hausse, et donc, dès qu’il y aura les annonces de résultats et les introductions en bourse qui arriveront à partir de l’été pour se prolonger au-delà de cette période, le marché va reprendre de manière plus saine.

Quels sont les secteurs les plus intéressants ?
Il s’agit, bien évidemment, du secteur du bâtiment, et aussi certaines banques du fait que le secteur bancaire marche bien. Par exemple BMCE Bank en fait partie, et elle est recommandée à l’achat.

Au vu de la stagnation remarquée actuellement sur le marché, puisque celui-ci se trouve dans une phase de «trading-runge», serait-il intéressant d’investir aujourd’hui en Bourse ?
Non. Maintenant je ne peux recommander d’investir. Nous sommes dans une phase de correction, et donc il faut attendre le signal de la fin de cette correction.
Il ne faut donc pas se dire que le marché est à un bon prix et que c’est le moment propice pour faire ses courses. Cela ne marche pas comme ça en bourse, car on n’a pas encore identifié la fin de la période de correction. Par contre, on pourra détecter la fin de cette période une fois un fort signal de redressement constaté. C’est à ce moment-là qu’il serait intéressant d’investir car le potentiel de gain sera important face à un risque limité.

Pour les sociétés souhaitant s’introduire en Bourse, est-il intéressant pour d’intégrer le marché boursier en cette période ?
Les sociétés qui veulent entrer en Bourse doivent bien étudier le moment de le faire. Il évident qu’en ce moment, il ne faut pas s’introduire. Maintenant, il y a déjà certains dépits chez certains investisseurs qui ne connaissent pas trop le marché et qui ne comprennent pas pourquoi ce dernier revient brutalement. Donc, au niveau psychologique, ce n’est pas un bon timing. Personnellement, je recommanderais les introductions en Bourse vers la fin du mois d’août et début septembre. Ainsi, les introductions accompagneront la rentrée, et les gens seront plus détendus pour investir, et auront, psychologiquement, absorbé la baisse ce qui les rend en mesure d’entrer sur le marché.

Donc, l’effet psychologique est fondamental?
Bien entendu. La Bourse n’est que de la psychologie. Les gens achètent car ils ont confiance et s’ils vendent c’est qu’ils ont perdu confiance en la valeur. Donc, aujourd’hui, comme nous sommes dans une phase où les gens ont perdu confiance, il ne faut absolument rien tenter. Il faut attendre que, petit à petit, les gens reprennent confiance. C’est dans cette reprise de confiance que le dynamisme regagnera le marché et qu’il sera intéressant de lancer les introductions en Bourse.

Le marché est-il, aujourd’hui, assez mature pour intégrer des valeurs étrangères lorsqu’on sait que l’objectif est de mettre en place une place financière régionale à la Bourse de Casablanca ?
Le marché est mature pour intégrer ces valeurs, car la plupart des opérateurs marocains ont une culture internationale.
C’est donc avec plaisir qu’ils iraient diversifier sur des produits à l’international. Je dirais même que le marché a besoin de diversifier ses produits car même s’il y a 60 valeurs, on ne peut réellement en acheter qu’une dizaine parce que les autres ne sont pas suffisamment liquides ou pas très intéressantes.

Certaines capitalisations volent la vedette aux autres. Est-ce que cela veut dire que les autres valeurs à moindre capitalisation ne sont pas intéressantes ?
J’ai toujours été celui qui conseille de ne pas investir dans les fortes capitalisations ni dans les trop faibles capitalisations. Pour les fortes capitalisations, le potentiel de hausse n’est pas très intéressant sauf si on est gérant de fond et qu’on doit se positionner sur des valeurs en «bon père de famille». Pour un privé ou des personnes qui ont entre 200.000 dirhams et 3 millions de dirhams, je recommande de s’intéresser aux capitalisations intermédiaires et là le potentiel de gain est beaucoup plus important et le risque est limité.

Certaines analyses soutiennent qu’un grand nombre de valeurs est surévalué, et ce qui est remarqué c’est que ce sont ces mêmes valeurs qui attisent l’appétit des investisseurs. Qu’en pensez-vous ?
Sur tous les marchés boursiers, on trouvera des valeurs qui sont soit-disant sous évaluées ou surévaluées. Cependant, c’est au marché de décider. Ce n’est jamais la rumeur qui fait le marché, c’est le marché qui crée la rumeur. Pour le cas précis du Maroc, il y a effectivement des valeurs qu’on peut considérer comme étant surévaluées, mais notons que même une valeur surévaluée peut nous faire gagner de l’argent. C’est bien cela que les investisseurs doivent comprendre.
Si on achète une valeur à un prix prohibitif, et qu’on lui trouve un acheteur à un prix encore plus cher, c’est très intéressant. Cela ne sert à rien d’acheter une valeur à faible prix si personne ne sera intéressé pour la racheter.
Le principe de la Bourse n’est pas d’acheter bon marché. Il faut chercher à acheter des valeurs, qui même si elles sont très chères, restent alléchantes pour les personnes désirant les racheter, de manière à ce l’on puisse ensuite la revendre avec une plus-value.

En termes d’analyse technique, quel est à votre sens, l’indicateur avec lequel vous travaillez le plus souvent ?
Je travaille pratiquement toujours avec les niveaux de Fibonacci, c’est-à-dire les retracements du nombre d’or, que j’utilise en les comparant avec les indices sectoriels. Pour acheter une valeur, il faut voir si c’est elle qui tire le secteur ou si c’est le contraire, de telle manière à pouvoir comparer un titre avec son secteur. Il me semble très utile de travailler avec les indices sectoriels publiés par la Bourse de Casablanca.

Que recommandez-vous aux autorités financières marocaines pour rendre le marché boursier encore plus attrayant?
J’ai toujours prôné pour qu’on lance au niveau du marché marocain un produit financier très rentable qui est celui de l’or. Je trouve inacceptable que dans un marché financier comme celui du Maroc on ne puisse pas diversifier sur l’or. Sur toutes les Bourses du monde, les gérants de portefeuille misent au moins 5% de leur portefeuille sur ce segment, car il a toujours été prouvé qu’investir dans l’or est une forme d’assurance.
Aujourd’hui l’or est en pleine hausse et je ne comprends pas pourquoi aucune banque ne lance un produit or sur lequel on peut investir en dirhams et qui soit coté sur la Bourse marocaine comme à l’étranger. C’est un projet qui me tient à cœur et qui permettra à la bourse marocaine de respirer. Les Marocains d’ailleurs seront tentés par ce produit car, de même qu’ils aiment la pierre, l’or est dans la culture marocaine.

Et pour ce qui est de l’attractivité?
Les autorités de la Bourse de Casablanca ont fait un travail exemplaire. Mais il reste la promotion. Nous pourrions jouer la carte du pays émergent vu que sur les places internationales en 2008-2009, les marchés action vont être plombés et entreront dans une phase rouge. Ainsi, les gérants de portefeuilles commenceront à se retourner vers les pays émergents comme le Maroc. C’est pourquoi nous devons nous vendre, d’autres pays nous volent la vedette car nous ne faisons pas assez la promotion de notre place financière. Il faudrait inviter les grands promoteurs et investisseurs pour leur faire la promotion de la place financière marocaine et leur mettre en relief l’attractivité de ce marché. C’est une promotion qui coûte de l’argent mais il faut savoir dépenser pour récolter.

Le Maroc possède une autre richesse qui le distingue au niveau mondial. Pensez-vous que le phosphate puisse être négociable en Bourse ?
Il s’agit d’un sujet extrêmement délicat, car il concerne tous les marocains, mais il n’est pas facile d’en parler.
aujourdhui.ma

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