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 Réforme OCP==> Nouvelle gouvernance dans l’air

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MessageSujet: Réforme OCP==> Nouvelle gouvernance dans l’air   Jeu 20 Sep - 17:36

· 45 milliards de DH à investir d’ici 2015

· Un plan Emergence pour le phosphate

· S’armer contre la concurrence


Ils sont plutôt quadragénaires et ont quasiment tous, moins de deux ans dans la boîte et une grande expertise en management, marketing, finances… Ils avouent presque unanimement être là pour lui. Lui c’est Mostafa Terrab, patron de l’Office chérifien des phosphates (OCP), eux c’est le dream team réunis autour de lui. Une équipe de choc pour faire bouger un mastodonte! C’est en tout cas l’impression qu’ils ont donnée, à l’équipe de L’Economiste, lors d’un ftour qui a réuni les deux groupes, mardi dernier. Salle de marché, restructuration de l’organigramme, nouveau processus comptable mis en branle, une nouvelle gouvernance dans l’air… Mais comment faire rentrer autant de réformes dans une si vieille maison? «L’idée est de devenir une entreprise comme les autres, avec une force de frappe, un management moderne et des résultats rapides», atteste Lamia Boutaleb, directrice conseillère auprès de Terrab. Il faut dire que l’Office, présenté jadis comme une entreprise d’exception et malgré une maîtrise des connaissances scientifique et technologique incontestable, se fait vieux, aux dires mêmes de son management. La maison a, en effet, soufflé en août dernier sa 87e bougie.
Le dream team réussira-t-il sa mission pour autant? Considérée, depuis toujours, comme l’une des institutions les plus vénérables du pays, l’Office est aussi perçu, à tort ou à raison, comme des plus opaques. C’est donc à coup d’audits organisationnels, d’études stratégiques et de rapports d’appréciation sur les points forts et les points de risque que l’OCP entame son plan de restructuration stratégique et managérial. Tout revoir de fond en comble.
Terrab, lui, préfère parler de «rationalisation plutôt que de restructuration avec une nouvelle stratégie commerciale». Les plus grands cabinets ont été sollicités: Kroll, KPMG, Mc Kinsey ou encore l’américain Convington and Burling, pour le conseil juridique. Et les points d’ombre ne manquent pas. L’Office était tout simplement géré, comme… une boutique!
Un management quotidien à l’aveuglette, pas de tableaux de bord, pas de canaux de communication entre les différents départements... Comptabilité économique et industrielle, contrôle de la gestion financière, risk management étaient jusqu’alors des concepts quasi inconnus dans la vénérable institution. La nouvelle direction a donc identifié trois axes de développement: arbitrer en temps réel entre ses trois familles de produits (minerai, acide phosphorique et engrais), bâtir une offre sur mesure qui colle le mieux possible aux nouvelles configurations de marché et enfin maximiser la consommation de phosphate en offrant aux investisseurs étrangers des usines d’acide phosphorique clés en main sur la plate-forme industrielle de Jorf. Vaste programme! L’institution qui a réalisé en 2006 quelque 2,188 milliards de dollars à l’export (l’équivalent de 17,7 milliards de DH), pour plus de 13,8 millions de tonnes écoulés. Elle pèse pour 15,6% dans les exportations nationales.
Dépositaire du savoir-faire minier et d’une expérience vieille de 85 ans dans les métiers de l’extraction et de 45 ans dans ceux de la chimie, l’OCP dispose des trois quarts des réserves mondiales de phosphates avec une part de marché de 45,6% dans la roche, de 46,6% dans l’acide phosphorique et de 22% dans les engrais solides. C’est donc un «market maker» au niveau mondial et «la moindre décision stratégique impacte forcément les cours mondiaux du phosphate», précise Mohamed El Hajjouji, directeur du pôle Finances et Support de gestion. Sauf que c’est dans la chimie que l’on trouve la croissance la plus forte au niveau mondial.
La raison en est simple, pour Ahmed Nabzar, directeur du pôle Mines: «La roche voyage très mal». Et pour cause, la part du transport dans le produit final (engrais) est de 5% alors qu’elle frise les 20% pour la roche. La solution pour Terrab est claire, mettre le paquet dans les produits valorisés, la transformation et le renforcement de la fabrication de l’acide phosphorique et des engrais solides au détriment des produits bruts: «Il faut créer le maximum d’industrie chimique au Maroc, la rendre captive et donc cliente de l’OCP». D’où un projet ambitieux: faire de Jorf Lasfar une gigantesque plate-forme industrielle, une sorte de technopôle du phosphate, dans laquelle les investisseurs étrangers pourront créer leurs propres unités de production en territoire marocain. L’Office leur assurerait, bien sûr, un approvisionnement en phosphate mais aussi un soutien logistique et une main-d’œuvre qualifiée.
L’offre porte le nom de «plug and play» d’après le management de l’OCP. Elle pourrait aussi bien s’appeler «Emergence Phosphates». L’expression est de Driss Jettou, aux dires même du patron de l’OCP. «Il s’agit d’attirer des millions de dollars, pour ne pas dire plus», confie Terrab.

· Cinq mémorandums d’entente

Le projet est en bonne voie, le directeur général de l’Office annonce même la signature de cinq mémorandums d’entente avec de grosses entreprises internationales et cinq autres contrats d’intention. Motus et bouche cousue sur l’identité des signataires, stratégie commerciale oblige. Tout au plus on saura que ce sont des clients naturels de l’OCP. Par ailleurs, l’Office a développé une stratégie d’investissement portant sur 45 milliards de DH d’ici 2020. Un plan quinquennal portant sur 20 milliards est déjà monté. Le premier investisseur du pays entend mettre à niveau ses outils de production particulièrement pour l’industrie chimique et doubler sa capacité d’extraction pour la mine. Premier site visé, la mine de Ouled Fares (Khouribga), déjà «unique au monde de par sa taille et la qualité de la roche. Elle verra sa capacité de production passer de 18,5 millions de tonnes levées actuellement à 35 millions dans les dix ans à venir. Coût de l’opération: 1,8 milliard de DH. Avec cette force de frappe, le leader phosphatier veut tout simplement dissuader tout nouveaux venus dans le marché mondial. Et ils sont de plus en plus nombreux.
L’Office commence aussi à prendre sa part d’incertitudes et d’inquiétudes et des ajustements sont nécessaires pour lui permettre d’affronter la concurrence internationale et conserver sa place de premier exportateur mondial. D’autant plus que les nouveaux arrivants ont des politiques très agressives. Jordanie, Tunisie et surtout Arabie saoudite peuvent en effet concurrencer sérieusement le Maroc. On ne compte pas moins de 15 grands projets intégrés dans le monde, dont le plus important est celui de Jalamid en Arabie saoudite. Ce dernier devrait produire à partir de 2010, 3 millions de DAP. Le pays dispose certes de roches de moins bonne qualité, mais il est aussi producteur d’énergie, d’où des coûts tout de suite plus concurrentiels. L’OCP, qui exporte près de 95% de sa production et importe à prix fort l’ammoniaque et le soufre nécessaires à la transformation de la roche, ne peut que jouer sur son expertise. Une délégation de l’Office s’apprête d’ailleurs à se rendre dans ce pays pour discuter avec son concurrent et peut-être futur partenaire.

Retraites: Le montage financier se précise


ON y voit un peu plus clair dans le montage financier de l’externalisation de la caisse de retraites de l’OCP. La CDG apportera entre 10 et 12 milliards de DH. En contrepartie, elle détiendra des participations dans l’Office chérifien. Cela va nécessairement s’accompagner de la transformation du statut de l’entreprise publique en SA. Parallèlement, la trésorerie et les quasi-fonds propres seront également sollicités. L’OCP devra assurer le tiers de sa dette vis-à-vis de ses retraités, dont le montant total est de 33 milliards de DH. Le renoncement de l’Etat à la taxe de monopole apportera 800 millions de DH annuel environ. Du moins, le gouvernement sortant l’a-t-il promis. Le reliquat sera à chercher sur le marché de crédit. Pour rappel, le montant des engagements de l’OCP vis-à-vis de ses retraités représente 116% de son actif, affirme Mostafa Terrab, directeur général de l’Office. Les options qui étaient explorées auparavant prévoyaient de faire totalement appel au marché du crédit. «Cela n’aurait pas réglé le problème de fonds. On aurait honoré une dette par une autre dette», explique Lamia Boutaleb, directeur et conseiller auprès du directeur général. L’approche d’externaliser la gestion de la caisse des retraites OCP consiste en revanche à minimiser au maximum l’endettement.
Quant aux avantages qu’accorde le statut de mineur aux employés OCP ils seront maintenus et honorés après le basculement dans la RCAR. Cela concerne évidemment les anciens salariés. Quant aux nouveaux, leur retraite est gérée par les conditions actuelles de la RCAR.
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